Pourquoi la période d’attente minimale de cinq jours (optionnel)

La raison de cette attente minimale de cinq jours est la suivante:

Les femmes rejettent normalement de petites quantités de spermes pendant les jours qui suivent un rapport sexuel. Or, un jour durant lequel ce phénomène se produit ne peut être compté comme l’un des sept jours propres (chiv’ah neki’im). Le risque existe ainsi qu’une femme ne soit pas consciente d’avoir rejeté du sperme, et compte à tort un jour invalide comme jour propre, ce qui résulterait en une immersion prématurée au mikveh. Une telle immersion n’étant pas valide, cette femme pourrait donc transgresser les lois de niddah sans en être consciente.

Du point de vue halakhique, le sperme est considéré comme viable pendant les soixante-douze heures suivant le rapport sexuel. Après ce délai, il n’a plus de signification halakhique. Ainsi, afin de pouvoir être certain qu’il n’y a pas de risque de rejet de sperme durant les sept jours propres, une période d’au moins soixante-douze heures doit s’écouler entre le moment où la femme a eu un rapport et celui où elle commence à compter. De plus, puisque ces soixante-douze heures ont pu débuter au milieu d’un jour calendrier et se terminer au milieu du quatrième jour, elle ne pourra pas commencer à compter les chiv’ah neki’im avant le cinquième jour.

Certaines autorité séfarades autorisent ainsi aux femmes de commencer leur chiv’ah neki’im le cinquième jour. Mais la coutume chez les ashkénazes (ainsi que chez une partie des séfarades) est d’attendre encore un jour supplémentaire. Ceci permet d’éviter des complications, comme dans le cas où une femme aurait eu un rapport juste après le coucher du soleil et, pensant à tort avoir fini ce rapport juste avant le coucher du soleil, compterait à tort la nouvelle journée comme le premier des quatre jours d’attente. Ainsi, selon cette coutume, une femme pourra ne commencer à compter ses chiv’ah neki’im que le sixième jour.

Dans des circonstances normales, cette période d’attente minimale de cinq jours est une condition obligatoire qui ne saurait être omise. Cependant, dans certains cas extraordinaires, comme par exemple chez un couple ayant des difficultés pour concevoir un enfant, un rabbin peut permettre de n’attendre que quatre jours.

Chez les ashkénazes ainsi que pour une partie de séfarades, la période minimale de cinq jours est obligatoire même si la femme n’a pas eu de rapport les jours précédant le début de la période de niddah, et même s’il aurait était impossible d’avoir un rapport (par exemple si le mari et la femme étaient dans des villes différentes). Par contre, s’il était halakhiquement interdit au couple d’avoir un rapport durant le(s) jour(s) précédant immédiatement le début de la période de niddah (comme durant la semaine de Chiv’ah – deuil -, ou à Yom Kippour), il pourra parfois être possible de compter ces jours-ci comme faisant partie de la période d’attente minimale ; un rabbin devra être consulté.

Ainsi que nous l’avons indiqué dans notre dernière section, certaines communautés séfarades ont la coutume de commencer le compte des chiv’ah neki’im dès le cinquième jour suivant le début de la période de niddah. Evidemment, ceci n’est pertinent que si le saignement s’est entièrement arrêté à ce moment-là.

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