Horaires et planification

La femme va s’immerger au mikveh la nuit suivant la fin du compte des chivah neki’im. En général, ceci tombera le jour de la semaine correspondant à celui où le hefsek taharah a été effectué. Par exemple, si le hefsek taharah a été effectué mardi après-midi, la nuit du mikveh sera le mardi soir suivant.

L’heure de l’immersion

La halakha requiert que l’immersion soit effectuée une fois la nuit tombée, après le moment appelé tzet hakokhavim (littéralement « la sortie des étoiles », soit la tombée de la nuit).

Une femme ayant des raisons impérieuses de s’immerger un peu avant la nuit doit poser une question halakhique.

Dans certains cas rares, lorsque l’immersion à la nuit tombée est impossible, un rabbin peut parfois permettre une immersion en journée, le huitième jour ou plus tard. Il est extrêmement rare qu’une immersion soit autorisée le septième jour des chivah neki’im, mais dans certains cas extrêmes une question peut être posée.

Même dans les rares cas où une immersion avancée a été autorisée, les relations physiques restent interdites jusqu’à la tombée de la nuit. En conséquence, le couple doit s’arranger pour ne pas se voir avant la tombée de la nuit.

Tevilah bizmanah – ne pas reporter le mikveh

Il est important de faire tous les efforts possibles afin d’aller au mikveh la nuit prévue, même si ceci pose des difficultés d’ordre pratique, ainsi de ne pas retarder les mitsvot de onah (relations conjugales) et de perou ourevou (procréation).

Il y a des circonstances pour lesquelles l’immersion au mikveh peut être reportée :

  • Le mikveh est fermé deux nuits durant l’année : à Yom Kippour et a Tich’a Be’Av. Pendant ces jours de jeûne, il est interdit de se baigner et d’avoir des relations conjugales. Si le mikveh tombe l’une de ces nuits, il sera reporté à la nuit suivante.
  • Si le mikveh n’est pas à une distance de marche, il est possible qu’une immersion la veille d’un Chabbat ou d’un Yom Tov soit impraticable. Mais, parfois, il est quand même possible de trouver une solution. Par exemple, passer Chabbat à proximité du mikveh, ou alors conduire (ou se faire conduire) au mikveh juste avant Chabbat et rentrer à pied.
  • Une femme malade peut repousser le mikveh jusqu’à ce qu’elle se sente assez bien pour y aller. Dans le cas où une femme se sent bien, mais qu’elle a une infection qu’elle ne veut pas transmettre à autrui, il est possible d’appeler le mikveh en avance afin d’expliquer la situation et d’être la dernière à s’immerger dans l’eau, avant que celle-ci ne soit changée. Dans le cas contraire, c’est-à-dire lorsque le risque de contracter une infection pose problème à une femme à cause d’un problème médical, il est aussi possible d’essayer d’arranger à l’avance d’être la première à s’immerger dans le mikveh, une fois que l’eau vient d’être changée.
  • Si l’un des époux n’est pas en ville le soir du mikveh, il y a différentes opinions dans la halakha. Certaines autorités recommandent, pour des raisons d’inspiration kabbalistique, que la femme ne s’immerge pas lorsque son mari n’est pas en ville. D’autres permettent et même recommandent qu’elle s’immerge comme prévu, même en son absence. Dans tous les cas, le hefsek taharah et les chiv’ah neki’im seront effectués sans délai, en prévision du cas, toujours possible, où il y aurait un changement de dernière minute et que le couple soit réuni plus tôt que prévu. Dans le cas où le mikveh tombe la veille de Chabbat ou de Yom Tov et le mari n’est pas dans la même ville que sa femme, celle-ci n’ira pas au mikveh ce soir-là.
  • Si la nuit prévue pour le mikveh est extrêmement peu pratique pour le mari ou la femme, et que les deux conjoints sont d’accord, il est possible de repousser l’immersion. Mais il faut éviter ceci en règle générale, dans la mesure du possible.
  • Dans le cas où il n’est pas possible d’arriver au mikveh durant les heures normales d’ouverture, de nombreux mikvaot peuvent arranger un rendez-vous privé, plus tard. Mais il est préférable d’appeler en avance afin de pouvoir le vérifier.
  • Il est problématique de repousser une immersion de sorte que celle-ci tombe un vendredi soir ou une veille de Yom Tov. Si ceci semble nécessaire, une question devra être posée au préalable.

Dans le cas où une femme a terminé de compter ses chiv’ah neki’im mais repousse son immersion, elle n’a plus besoin de continuer à mettre des sous-vêtements blancs ni de faire des bedikot.

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Copyright © 2008 Deena Zimmerman et Ilana Sober Elzufon. Tous droits réservés.